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Gilbert

Gilbert

Auteur amateur et amateur d'auteur
Montpellier - France


8559 visites
Dernière connexion le 21 mai 2016

Autoportrait

 

Principalement auteur du présent site et de quelques modestes textes qui me sont venus sous la douche, lieu dans la solitude duquel il m'arrive de chauffer mon organe vocal.

 

Si d'aucuns ont chanté "j'aurais voulu être un artiiiiiste...", moi, je me serais contenté d'un peu de  talent. Amis artistes qui me lisez, j'aimerais que ce site soit pour vous un lieu de promotion. Ainsi, faute de pouvoir afficher mon talent, je participerai à l'affichage du vôtre !

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Textes
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Guitare bleue

 

Refrain :

Une guitare s’ennuie à l’étang du Prévost.
Un amour s’est enfui, on l’a jetée à l’eau.
Des accords de guitare, désaccords amoureux,
Une guitare a bon dos quand on est malheureux !

 

J’étais fille bien née d’un luthier renommé,
Peut-être un peu trop fière de mes six clés nacrées.
Mais à peine accordée, pardonnez mon ego,
Je rêvais du doigté de Brassens ou Django.

 

Refrain

 

Acoustique, électrique, et aux goûts  éclectiques,
J’aurais aimé vibrer en donnant la réplique
A des cousines latines, brésiliennes ou manouches.
Mon premier guitariste n’avait pas cette touche.

 

Refrain

 

Tirelire cassée, cadeau de bien aimés,
A l’étal du luthier, ils sont venus rêver.
Je les ais vus venir tendrement enlacés.
J’ai été le témoin de leurs premiers baisés.

 

Refrain

 

En témoin radieuse d’un amour qui déborde,
J’ai fait vibrer pour eux les âmes de mes cordes
Prélude musical à leurs jeux interdits,
Sans jamais pressentir une telle tragédie.

 

Refrain

 

Je n’ai pas vu venir les premières discordes,
A lutter sans raison, l’amour se désaccorde.
Quand deux cœurs se déchirent, perdent le diapason,
Que rien ne fait sourire, place à la déraison.

 

Refrain

 

Au bord de ce fossé, oubliant ma rancœur,
J’ai déployé mes charmes, candeur de p’tit bonheur.
J’ai formulé un vœu, qui me fut exaucé,
Et Marie d’Épizon est venue me sauver.

 © Gilbert Benoit


Edvige, mon bonheur est dans ton fichier...

 

Refrain :

Gendarmes, gendarmettes, juges et policiers,

La Santé, les Beaumettes, tous les pénitenciers,

Seront bientôt remplis, car au moindre litige,

Nous s’rons plus efficaces grâce à la belle Edvige.

 

Edvige, ma bonne Edvige, que sais-tu de Benoit ?

Benoit, la quarantaine, secret mais pas sournois,

Respecté des banquiers, mais suspect supposé :

Aucun de ses amours n’est du sexe opposé.

 

Refrain

 

Edvige, ma bonne Edvige, que sais-tu de Renaud ?

Renaud cet ouvrier qui travaille chez Peugeot,

Trente cinq ans de métier, fidèle et appliqué,

Je l’ai tout d’même fiché au rang des syndiqués !

 

Refrain

 

Edvige, ma bonne Edvige, et le petit Jérôme ?

Jérôme ? Bientôt 2 ans, le type même du sale môme,

Graine de délinquant qu’il faut mater dans l’œuf :

Ce gamin a osé taguer son livre neuf !

 

Refrain

 

Edvige, ma bonne Edvige, connais-tu Nicolas ?

L’ami des tout-puissants, le roi du bla-bla-bla,

Coupable du hold-up de nos derniers deniers ?

Désolée, ce gars-là n’est pas dans mes fichiers ! (bis)

 

 © Gilbert Benoit


Camille

 

Refrain :

Camille était dame

De bonne famille,

Et sa seule came

Était camomille.

 

Repoussant des hommes

Le moindre baisé,

Sa vie "Te Deum"

De pieuses pensées,

La conduira pure,

Si la messe est dite,

En robe de bure

Chez les Carmélites.

 

Refrain

 

Elle hésite encore

Face à ce destin

À fermer son corps

À Saint Valentin,

Refusant l’idée

Qui vient la hanter

Jusqu’à l’obséder :

Ne pas enfanter !

 

Refrain

 

Mais enfanter vierge,

Sans connaître verge,

Même avec un cierge,          variante : Selon Gabriel,

Les avis divergent.                               Espoir non véniel.

Elle résolu,

D’accueillir au lit

Un heureux élu

Pour un doux délit !

 

Refrain

 

Découvrant l’essence

De ce qu’est la femme,

Ecoutant ses sens

Plutôt que son âme,

Elle pianot’ la gamme,

Et de bras en bras,

De sa nouvelle came,

Le Kâma-Sûtra.

 

Pianote la gamme,

Et de bras en bras,

De sa nouvelle came,

Le Kâma-Sûtra.

 © Gilbert Benoit


Marcel

 

C’est une histoire de vache, histoire à ma façon.

Nous vivons dans un monde qui ne tourne plus rond.

Le genre humain, jadis, est devenu bipède,

Le voilà maintenant qui marche sur la tête.

 

Un beau jour de printemps, dans le val du Rognon,

Enjeu d’une aventure digne du Rubicon,

Je paissais dans un champ une bonne herbe à lait

Quand je vis arriver un genre de gringalet.

 

De ceux qui depuis peu à cent pieds sous nos prés,

Comme des taupes imbéciles, creusent puits et tranchées,

Où d’étranges hommes blancs, armés de masques à gaz,

Travaillent sans répit, sous l’implacable oukase.

 

Il y a quelques siècles, si j’en crois mes aînés,

Les seuls humains du val étaient au prieuré,

Respectueux des vaches et de l’environnement,

Passant le clair du temps en pieux recueillement.

 

Mais aujourd’hui défilent des pseudos scientifiques,

Des gars douteux qui disent qu’ici c’est bien pratique.

Et ça cause de gros sous, de déchets nucléaires,

Enfin le genre de truc à empoisonner l’air.

 

Je veux bien partager un peu mes pissenlits

Avec qui voudrait bien en goûter la racine,

Mais qu’on ne vienne pas chatouiller mes narines

Avec les excrétions de pareille chienlit.

 

Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

Voilà que maintenant nos pets font des nuages

Et détruisent l’ozone, dégâts indélébiles,

Plus dangereux que ceux venus de Tchernobyl.

 

Revenons à celui qui là-bas m’interpelle,

Le voilà maintenant qui franchit la barrière,

Sourire d’ange aux lèvres, fleur à la boutonnière,

Mais un regard d’acier dont on fait les scalpels.

 

A trop jouer la taupe, il n’a pas vu Marcel

Qui broute sa luzerne  au bout de la parcelle.

Marcel est charollais, une tonne de muscles

Capable de réduire un humain en mollusque.

 

Le bougre près de moi, d’une voix de crécelle,

M’apostrophe à nouveau. Mais là, sur un ton rêche

Je réponds vertement : Attention, pâture fraiche !
L’idiot n’y entend rien, parole est à Marcel.

 

Quand il reçut au cul cet imparable coup, 

Il implora sa mère, moi je riais beaucoup.

Marcel apprécie peu qu’on fasse ses choux gras

En polluant la terre où fleurit son ray-grass.

 

Marcel apprécie peu qu’on fasse ses choux gras
En polluant la terre où fleurit son ray-grass.

 

Marcel apprécie peu qu’on fasse ses choux gras
En polluant la terre où fleurit son ray-grass.

 

 © Gilbert Benoit


Mi-mai

Texte inspiré par une promenade champêtre dans la région de Nogent, un 10 mai, après un festival Bernard Dimey.

 

Nous vivons dans un monde de communication

Et dans ce monde là, il est des handicaps,

Qui paraissent bénins, dont l’épreuve nous échappe,

Qui n’émeuvent personne et ne recueilleront

Pas le moindre copeck d’un quelconque Téléthon.

C’est le cas du défaut de la prononciation.

 

Et face à ces épreuves, personne n’est épargné,

Car tous, nous trébuchons au son de certains mots,

Oui mais le saviez-vous ? Laissez-moi vous narrer,

Combler une lacune de Jean de La Fontaine,

Qui jamais n’écrivit de fable en ce domaine :

Les animaux aussi souffrent ce genre de maux.

 

En ce jour de printemps, dans le val du Rognon,

En aval de Forcey, direction Épizon,

Je cheminais rêvant d’écrire une chanson,

Guettant dans ce vallon la moindre inspiration.

 

Mes yeux peu occupés à surveiller mes pas

Je les levais pensif vers ce vert horizon

C’est en redescendant qu’ils aperçurent là-bas

Une vache qui broutait à deux pas du Rognon.

 

Elle était magnifique dans sa robe normande,

Son front était orné de cornes, d’abondance,

Qu’elle portait fièrement, pourtant vous le savez,

La corne est attribut difficile à porter.

 

La vallée du Rognon pour une belle vache,

C’est un vrai paradis tapissé de bourrache,

Canevas de prairies, piquées de pâquerettes,

Lieu de recueillement des abbés de la Crête.

 

Mais je me demandais : Que sont ses distractions ?

Pas même un petit train pour meubler l’horizon,

Pour rythmer la journée, amener de l’action,

À regarder passer pendant la digestion.

 

Ayant un grand respect pour ce genre animal,

Qu’il emplisse un biberon ou qu’il abrite un ange,

Dans le val du Rognon ou la vallée du Gange,

En témoignage de paix, je lançais, amical : Coucou la vache !

 

Elle ne m’entendit pas, ou elle me dédaigna,

Gardant à mon regret le nez dans l’herbe grasse.

Elle est loin, il est vrai, ma voix ne porte pas,

Il faut que je m’approche, elle ne m’en voudra pas.

 

Franchissant la barrière, une fleur à la main,

Sur la pointe des pieds, foulant ce beau tapis,

De fleurs jaunes et blanches, pissenlits et plantains,

Je m’approchais ainsi de cette bête à pis.

 

Je marchais, je marchais fervent et inspiré,

Tel Jésus sur les eaux du lac de Tibériade,

Puis à portée de voix, reprenant ma tirade,

Je lui lançais joyeux, à gorge déployée : Coucou la vache !

 

Cette fois, elle comprit que je l’interpellais,

En levant le museau de sa belle herbe à lait

Et en me regardant de ses profonds yeux noirs

Elle me répondit, exauçant mes espoirs : M…bêêêêêê….

 

 © Gilbert Benoit

Vidéos

A chat alors !

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Allain Leprest - Y'a rien qui s'passe.

Gilbert Lafaille - Le gros chat du marché

Commentaires/livre d'or

Guitariste moi même, j'ai lu ce poème à ma douce guitare..de luthier...Quel hommage à tout ce qu'elle peut susciter, un instrument capable de nous parler d'Amour..Merci Gilbert!

Roland BOUCHE - 18 novembre 2016 - 15:46


Ce site est super bien pensé, bravo et merci Gilbert

Patrick LICASALE - 22 février 2012 - 13:22

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